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Interview portrait entrepreneur français écologie changement savonnerie biologique environnement

Portraits d’entrepreneurs du changement #3 : Brune et Isaure de « La Manufacture du Siècle », savonnerie artisanale, biologique et locale

Les portraits d’entrepreneurs du changement, ce sont des interviews de créateurs d’entreprise qui m’inspirent ! Ils vous présentent à la fois leur marque mais parlent également de l’aspect entrepreneurial de leur projet.

Pour ce troisième portrait, j’ai le plaisir de vous présenter deux femmes aux prénoms aussi élégants que leur marque, Brune et Isaure, fondatrices de la Manufacture du Siècle, une savonnerie artisanale dont j’ai déjà fait l’éloge sur le blog et sur mon compte instagram ! Qualité, éthique, design, senteurs… absolument TOUT dans cette marque me séduit.

Recevoir leurs savons, s’extasier devant le packaging, le déballer, s’extasier à nouveau devant la beauté d’un simple savon et sa fragrance sublime, filer sous la douche avec et s’extasier encore du bonheur de l’utiliser, sortir de la douche et s’extasier toujours plus en sentant sa peau toute douce et hydratée, sans aucun besoin d’hydratation supplémentaire… Comment envisager une seule seconde de réutiliser un gel douche après avoir découvert les savons artisanaux saponifiés à froid ? Partons ensemble découvrir l’univers comment la Manufacture du Siècle a réussi le défi de transformer un simple savon en objet précieux !

Ondine : Bonjour Brune et Isaure ! Vous êtes sœurs et créatrices de la marque de savons saponifiés à froid (SAF pour les experts) La Manufacture du Siècle. Pouvez-vous nous expliquer plus en détail le concept derrière la Manufacture du Siècle ainsi que vos engagements ?

Brune & Isaure : Nous avons voulu créer une marque de produits de beauté fabriqués de façon artisanale, qui mettrait en avant la richesse des matières premières locales, tout en revendiquant un style sophistiqué et élégant. C’était une façon de concilier deux passions, celle de la Nature, authentique et vraie, et celle de l’Art, qui aspire à montrer le beau. Notre marque est donc empreinte de références artistiques, architecturales, historiques et littéraires. Notre principal engagement consiste à privilégier chaque fois que cela est possible des matières premières locales (région PACA); nous ne travaillons qu’avec des entreprises françaises, producteurs, laboratoires, en passant par notre imprimeur.

O : Comment présenteriez-vous votre marque en une phrase ?

B & I: La Manufacture du Siècle, maison française de cosmétiques précieux et inspirés. Ou haute-savonnerie artisanale, pourquoi pas?

O: Comment avez-vous découvert les savons saponifiés à froid ?

B & I: Je les ai découverts un jour de 2014, sur un blog qui parlait des Savons d’Orely! Elle ne connait probalement pas notre existence, mais c’est elle qui m’a donné le goût des savons SAF!

O: Quand et pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans l’artisanat et plus précisément la savonnerie ? Que faisiez-vous, avant ? On veut connaître la genèse de la Manufacture du Siècle !

B & I: En ce qui me concerne (Brune), j’étais merchandiser pour une petite PME de bijoux de créateurs, et je créais moi-même des bijoux. J’aspirais de plus en plus à vivre de ma créativité, fabriquer des objets de mes mains tout en exploitant des ressources locales, et que surtout je ne serais pas obligée de délocaliser un jour pour des questions de productivisme. Et à côté de cela, j’avais déjà suivi un cursus en naturopathie et l’aromathérapie faisait déjà partie de ma vie depuis longtemps. Ma soeur Isaure avait sa petite entreprise de vente de cosmétiques, et elle voulait s’orienter vers le naturel et une vie plus saine. Nous nous sommes donc associées et avons quitté notre ville d’origine, Nice, pour nous installer à la campagne, en Provence.

O: Pouvez-vous nous expliquer les bienfaits des savons saponifiés à froid, par rapport aux savons industriels ?

B&I: L’intérêt de la saponification à froid est, premièrement, de préserver tous les propriétés de ses matières premières, qui ne sont pas chauffées lors de la fabrication: Vous avez donc un produit riche des actifs de huiles végétales, laits, et autres composants, particulièrement authentique. Deuxièmement, le surgraissage du savon saponifié à froid viendra naturellement adoucir la peau. Pour moi, le savon SAF est un produit de beauté à part entière, qui adoucit et embellit la peau. Je n’utilise plus de lait ou de crème pour le corps depuis des années! Il introduit également une nouvelle philosophie de vie: Il invite au minimalisme, à la prise de conscience des objets sains, authentiques, et à se reconnecter à son propre corps, car contrairement au gel douche, qui est très abstrait, le savon est un objet très concret que l’on passe sur ses jambes, ses bras: On se sent et on se voit à nouveau. Finalement, c’est presque une thérapie pour réconcilier le corps et l’esprit, on pourrait appeler ça de la cosmétique holistique.

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Le savon « Un jardin sur la Sorgue » que j’ai commandé hier pour le découvrir… !

O: J’ai fabriqué des tonnes de savon saponifié à froid chez moi, dans ma cuisine depuis ces dernières années, pour le plaisir, et j’en ai testé de pas mal de marques, ce qui me permet d’affirmer avec une grande certitude que vos savons sont d’une qualité exceptionnelle (et honnêtement bien meilleurs que les miens en tous points ;)) ! Comment vous-êtes vous formées, et comment choisissez-vous vos matières premières ?

B & I: Mille mercis du compliment! Je dois avouer que là-dessus, j’ai fait un travail en autodidacte. Après une formation très rapide chez Anja Canaux de Saponaire, j’ai longuement expérimenté seule, comme toi, dans ma cuisine. Pour mes formulations, j’aime beaucoup cultiver l’abondance. J’ai crée des savons très surgras (comme Lait de Sultane ou Princesse du Sud), d’autres avec des synergies d’huiles essentielles sophistiquées (comme Nuit Bengale ou Jardin sur la Sorgue). J’aimerais travailler davantage sur des ingrédients précieux, intégrer des fleurs délicates, ou des huiles rares. Ma devise, c’est un peu : « Toujours plus! »

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O: Comment créez-vous les synergies d’huiles essentielles qui parfument vos savons ? J’ai eu un énorme coup de foudre pour l’odeur de « Nuit Bengale » ! Au début, quand je l’ai senti dans la boîte, je l’ai trouvé un peu fort. Puis je l’ai utilisé pour me laver les mains, et là, j’ai compris : l’odeur qui restait sur mes mains était juste délicieuse et parfaitement équilibrée. Je l’ai utilisé comme savon pour les mains juste pour pouvoir me renifler les mains après chaque utilisation. Et je n’exagère pas quand je dis cela : à chaque fois que je me lave les mains avec, je passe 10 minutes à les porter régulièrement à mon nez, juste pour le plaisir de sentir cette sublime odeur ! Ce que vous faites avec les huiles essentielles, c’est de la parfumerie en fait ?

B & I: Tu as tout compris. En fait, c’est vraiment ce à quoi j’aspire: M’inspirer du monde de la parfumerie, créer des combinaisons complexes, travailler comme de vrais arômes les huiles essentielles. Je suis très sensible à cet aspect, mêler le naturel et le côté « luxe » et rêve de la parfumerie. J’ai vraiment reconsidéré mon rapport au parfum et à l’hygiène, à la façon de se parfumer, de se laver. L’odeur du savon reste naturellement sur ta peau, sans pour autant la masquer, et il la fait sienne, juste comme s’il l’habillait. C’est vraiment ça la magie des huiles essentielles, comment la Nature vient souligner et magnifier ta beauté, sans la dénaturer, elle te fait devenir une meilleure version de toi-même. Du coup, ça te laisse une petite idée de nos futurs produits… 😉

O: Puisqu’on parle de Nuit Bengale, c’est un savon ayurvédique (décidément, il est parfait héhé). Quel est votre rapport à l’ayurveda, et souhaitez-vous développer plus de savons ayurvédiques ?

B & I: Effectivement, Nuit Bengale est ma création d’inspiration ayurvédique. J’ai découvert l’Ayurvéda il y a quelques années au travers du massage traditionnel Abhyanga, et j’ai continué depuis à pratiquer certains rituels dans mon quotidien: Gandoush, le bain de bouche à l’huile le matin, l’utilisation du gratte-langue en cuivre, les épices en cuisine, et plus globalement, prendre en compte les doshas pour corriger certains déséquillibres. C’est un mode de vie très sain qui fait beaucoup de bien quand on le met vraiment en pratique. Et comme pour ma part, je considère souvent les choses sous un angle historique, culturel, je voulais vraiment créer quelque chose qui me rappelle cette culture millénaire aux couleurs chatoyantes et aux parfums entêtants, cette mystique puissante et profonde. Sans doutes, l’Ayurvéda continuera à m’inspirer…

O :Par quoi commence généralement la création d’un nouveau savon la Manufacture du Siècle ?

B & I: Je pars souvent d’un lieu, d’un moment ou d’un personnage qui m’ont inspiré, et j’essaie de broder autour de cette idée, de l’incarner grâce à des odeurs et une matière. Un Jardin sur la Sorgue, c’est la maison du poète de la Renaissance, Pétrarque, à Fontaine de Vaucluse, d’où jaillit d’un gouffre insondable une rivière aux eaux émeraude, et qui serpente dans une vallée très luxuriante. Vénus Impériale, ce sont les reines mythiques et les impératrices romaines qui se baignaient dans le lait d’ânesse. Marouschka, c’est une femme que j’admire pour sa force et sa persévérance. Je suis aussi parfois inspirée d’éléments d’architecture ou de décoration, pour la création de mes packagings. Mes packagings sont tellement importants, que souvent ils précèdent à la création du savon. C’est un vrai moyen d’expression et de créativité pour moi, ils me permettent d’exprimer mon goût pour l’Art Déco et toutes les influences artistiques du début du XXème siècle.

O : La législation cosmétique est un vrai casse-tête ! Cela ne vous a pas fait peur au moment de vous lancer ? Moi, personnellement, c’est une des raisons majeures qui m’a arrêtée dans mon élan quand je rêvais de créer ma savonnerie artisanale de savons saponifiés à froid il y a quelques années ! Pour cette raison et plusieurs autres, j’ai assez vite abandonné l’idée ! Avez-vous eu du mal à connaître puis à appliquer cette législation ?

B & I: Je ne peux pas dire que je ne l’ai pas appréhendé, c’est certain. Lorsqu’on crée ce type de projet, on y met tout son coeur, ses espoirs et son énergie, et l’on fait de son mieux pour bien faire les choses. Mais j’ai estimé qu’à partir du moment où le respect de ces règles allaient faire de moi une professionnelle, j’ai dépassé mon appréhension et je m’en suis servi comme d’une ligne conductrice qui allait me soutenir pour construire mon entreprise dans les meilleures conditions.

O: Il y a de plus en plus de marques de savons saponifiés à froid biologiques et faits en France de manière artisanale, pour la plus grande joie de leurs clients. Comment vous différenciez-vous ?

boutique la manufacture du siècle carpentras

La jolie boutique de La Manufacture du Siècle à Carpentras !

B & I: Nous voulions faire plus que de proposer des savons qui lavent. Nous voulons en faire des objets précieux et très intimes, et raconter des histoires inspirantes, faire en sorte que ceux qui les utilisent voient plus de beauté dans leur quoditien. Qu’ils se sentent précieux et uniques, et qu’ils n’aient pas de complexe à exiger le meilleur. C’est ce qui compte pour nous, et c’est ce que nous cherchons à exprimer au travers de nos créations.

O: Votre identité graphique est sublime. Moi qui adore l’art déco et l’art nouveau, je suis très fan de votre univers ! Vous avez une appétence particulière pour ce style, une histoire à nous raconter qui nous permettrait de comprendre ce choix original que vous avez fait ?

B & I: Merci beaucoup! Je suis vraiment agréablement surprise de découvrir que tant de gens sont sensibles à notre identité. C’est une question vraiment intéressante. Je pense que je suis sensible à ces courant parce qu’ils racontent un peu l’effervescence d’un monde en train de se transformer. La Belle-Epoque, c’est l’effusion du XXème siècle avant la Grande Guerre, l’enthousiasme et la créativité des gens qui sentent que le monde va plus vite grâce aux nouvelles technologies. C’est le moment de l’Histoire où l’on a pu profiter de l’industrialisation avant d’en souffrir. J’ai vu un film d’époque sur les premiers jours du métro: Les gens y montaient et passaient leur journée là, à traverser Paris. C’était un vrai voyage pour quelques sous. L’Art déco en revanche, c’est plus sombre, plus massif. C’est un art assez viril et puissant, qui personnellement me rassure beaucoup dans sa géométrie épurée; comme tous les courants sobres, je le trouve très intemporel. À la lumière d’aujourd’hui, on pourrait même le trouver futuriste.

O: Travailler à deux, ce n’est pas forcément évident, d’autant plus entre sœurs, non ? Qu’est ce qui fait, selon vous, que ça fonctionne si bien ? Comment vous organisez-vous au quotidien ?

B & I: Non, ce n’est pas toujours facile. Il a fallu un moment pour que chacune trouve sa place, d’autant que nous n’avons pas forcément les mêmes impératifs (Isaure étant maman de deux enfants). Il a fallu aussi que j’apprenne à lâcher prise et à prioriser. Aujourd’hui, nous avons une bonne vitesse de croisière: Isaure est responsable du labo, des stocks et de la fabrication; moi, je gère le reste: Site internet, blog, commandes, communication et marketing. Nous avons nos petites habitudes, et nous faisons des compromis quand cela ne remet pas en question le fonctionnement de la Manufacture.

O: Avez-vous des conseils pour les entrepreneurs qui souhaitent s’associer avec un membre de leur famille ou un proche ?

B & I: Il convient vraiment de se rappeler quelles sont ses priorités, et pourquoi on fait les choses. Je crois que l’on a parfois trop le nez dans le guidon, et que l’on perd son temps et son énergie dans des choses qui ne sont pas importantes, comme des disputes intempestives. Il faut garder l’esprit clair, déterminer en quoi les choses sont positives pour votre projet, et définir le rôle de chacun.

O: Quelle est ta plus grande fierté dans la réalisation de la Manufacture du Siècle ?

B & I: D’être encore là.

O: Quelle a été la plus grand difficulté que vous avez rencontré dans votre parcours d’entrepreneures ? Les erreurs que vous avez fait et que vous savez désormais que vous ne referez plus ?

B & I: La chose à laquelle je ne m’attendais pas, était peut-être la solitude. Tu tiens le gouvernail, et personne ne peut décider ni n’assumera à ta place. Jusque-là, je n’ai pas fait de grosse erreur qui me fasse regretter quoi que ce soit (croisons les doigts…)

O: Comment voyez-vous évoluer la Manufacture du Siècle dans les prochaines années ?

B & I: J’espère que nous allons développer notre marque pour sortir de la savonnerie et créer de nouveaux produits cosmétiques. J’aimerais beaucoup que nous puissions nous installer dans un lieu dédié à notre marque, dans des locaux à notre image, et avec des terres qui nous permettraient de cultiver nos propres matières premières. Ce serait vraiment bien de relever encore le niveau d’exigence en travaillant toujours plus nos packagings, les rendre encore plus sophistiqués et précieux. Développer de nouveaux partenariats avec des fournisseurs de matières d’exception aussi. Tu te rends compte que Lepaar Skin a crée un serum à base d’or 24 carats? Je trouve ça incroyable. Nous n’en sommes qu’aux premiers balbutiements, il ya encore tellement de belles choses à faire!

O: Depuis que vous avez lancé la Manufacture du Siècle, vous avez dû apprendre et découvrir tant de choses ! Sur l’entrepreneuriat, sur l’ESS, sur la cosmétique et plus particulièrement sur la cosmétique bio et naturelle… y-a-t-il des choses qui vous ont surprises, agréablement ou désagréablement ? Un coup de gueule à pousser peut-être ?

B & I: Au bout de presque deux ans, je suis vraiment touchée de voir que mon projet m’a permis de créer de vraies relations d’amitié avec des blogueuses et d’autres jeunes marques. Nous avons autour de nous un petit groupe d’entreprises qui ont démarré en même temps que nous, nous comparons nos expériences, nous échangeons nos ressentis, et surtout nous avons des valeurs en commun: La même énergie et la même volonté d’entreprendre, de nous dépasser et d’être libres.

Mon coup de gueule serait plutôt contre le « bio », qui est devenu plus un argument marketing qu’une vraie démarche écologique cohérente. Même les enseignes du discount ont leur propres gammes certifiées « bio ». On ne change pas notre façon de consommer, on reste sur les mêmes paradigmes productivistes et on continue à donner notre argent aux mêmes mastodontes de la grande distribution.

O: Quand je me promène, je tombe souvent sur des boutiques de « savon artisanal » qui jouent la carte marketing de l’authenticité, des recettes traditionnelles, de made in France etc, mais quand on creuse un peu… Rien à voir, c’est de l’industriel. Personnellement, ça me rend folle ! C’est une forme de concurrence déloyale, de tromperie du consommateur, mais malheureusement il semble que ce soit tout à fait légal. Puisque la loi ne permet pas de distinguer facilement les vrais artisans savonniers des faux, quels conseils pouvez-vous donner aux lecteurs de cet article pour reconnaître un véritable artisan savonnier, celui qui fabrique lui-même sa pâte à savon, pas qui l’achète ailleurs et se contente d’y rajouter des parfums et des colorants (bien souvent de synthèse)?

B & I: La seule question à poser pour savoir si l’on a affaire à un véritable artisan est: « Transformez-vous vos huiles en savon? ». Et si vous flairez le mensonge, la meilleure chose qui reste à faire est de savoir lire une liste d’ingrédients: Un savon est composé d’huiles et de beurres végétaux, d’eau et/ou de lait(s), et parfois d’huiles essentielles, et de colorants naturels (argiles, épices, etc). En cas de doute, il existe maintenant nombre d’application pour décrypter une liste INCI. Par ailleurs, un savon SAF est toujours de texture plus tendre au toucher, et sa découpe en carré ou rectangle (parfois ronde) plus irrégulière qu’un savon industriel qui a été coulé dans un moule individuel. Lorsqu’il n’est pas coloré, il est légèrement translucide à la lumière. Avec un peu d’entraînement, on les distingue très bien.

O : Avez-vous un conseil à donner aux savonniers qui envisagent de se lancer ? Je sais que vous en soutenez déjà quelques uns, notamment un jeune homme (rare, dans ce milieu). Qu’est-ce qui vous a touché dans son projet et/ou dans sa personnalité ?

B & I: Tu fais allusion à Kevin, de Savons & Compagnie! Est-ce que tu as vu la beauté de ses savons? Il fait un travail incroyable, avec des effets de matière et de couleurs. Il a eu la gentillesse de m’en faire tester deux, et je les ai trouvé très agréables et d’excellente qualité! Je trouve qu’il progresse très vite, j’admire sa créativité et son talent. Il mérite d’avoir sa chance, je lui souhaite le meilleur. Je n’ai pas énormément de recul pour donner des conseils vraiment intéressants, mais tout de même, si je devais en donner: Bien construire votre projet, anticiper chaque étape, et surtout ne jamais négliger l’aspect financement. Je pense que l’on peut tout faire, si l’on est bien organisé.

la manufacture du siècle savons saponifiés à froid biologiques

O : La Manufacture du Siècle est très active sur internet, et particulièrement sur instagram ! Plusieurs de mes amies blogueuses et moi-même avons eu l’occasion de tester vos incroyables savons. Pour ma part, vous m’aviez contactée comme ça, directement sur instagram pour me proposer de me les faire découvrir. J’étais super contente, moi qui aime tant les savons saponifiés à froid ! Quelle place ont les « influenceurs » et « influenceuses » dans votre communication ?

B & I: Les blogueuses et les influenceuses ont vraiment été à l’origine de nos premiers succès. Nous n’avions pas de budget communication à l’époque, aucune relation, et qu’elles seules ont été en mesure de parler de la marque. Je dois beaucoup à plusieurs d’entre elles qui se reconnaîtront.

O: Si vous n’aviez pas créé la Manufacture du Siècle, et que vous deviez lancer demain une entreprise, que feriez-vous ? Ensemble ou séparément ?

B & I: Sans hésiter, je pense que je reviendrai à mes premiers amours et que je lancerai ma marque de bijoux (ce qui n’est pas exclu…); Quant à Isaure, qui est très heureuse en fabriquant nos savons, je pense qu’elle réaliserait son rêve de vivre en autonomie avec son potager et des chèvres…

O: Envie de nous dire autre chose ?

B & I: Merci pour ce bon moment!

O: Merci !

Merci à Brune et Isaure de la Manufacture du Siècle !

www.lamanufacturedusiecle.fr

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2 Commentaires

  • Répondre karine 21 janvier 2019 at 12 h 52 min

    Merci pour ce joli portrait ce qui m’a permis de découvrir un peu plus la savonnerie et les fondatrices.
    je suis aussi tombée amoureuse de ces savons aussi beaux que qualitatifs.

    • Répondre Ondinema 23 janvier 2019 at 0 h 27 min

      Merci à toi pour ce gentil commentaire ! Ravie que cette très belle marque te plaise autant qu’à moi <3

    Répondre

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