Dernière mise à jour le 8 septembre 2026
Ma mensualité d’électricité est passée de 30 € à 110 € en une quinzaine d’années, dans des studios de taille comparable, sans que je consomme davantage. Alors cette fois j’ai fait ce que je n’avais jamais fait : j’ai sorti ma facture de régularisation, j’ai compté, et j’ai comparé mes chiffres à ceux d’un logement moyen. Ce que j’ai trouvé n’est PAS du tout ce que je croyais !
Spoiler : je consomme 22 % de moins que la moyenne d’un studio comme le mien, et ma facture augmente quand même. Et le radiateur dernier cri à 800 € que j’avais acheté pour faire des économies ne pouvait pas, physiquement, m’en faire faire une seule… Vous allez voir, c’est assez rageant, mais ça change complètement l’ordre dans lequel il faut s’y prendre !
Dans cet article je vous donne mes vrais chiffres (consommation, facture, répartition heures pleines et heures creuses), le calcul qui permet de savoir si votre contrat vous coûte de l’argent pour rien, ce qu’il faut vraiment comprendre sur le chauffage électrique, et bien sûr mes 25 gestes du quotidien, ceux qui m’ont demandé le moins d’efforts pour le plus d’effet !
Petite mise au point avant de commencer
J’ai écrit la première version de cet article à l’automne 2022, en pleine flambée des prix de l’énergie. Je l’ai entièrement repris en septembre 2026, facture sous les yeux : les chiffres, les tarifs, la réglementation et une bonne partie de mes conclusions ont changé. Mon récit de 2022 reste plus bas parce qu’il raconte comment j’en suis venue à m’intéresser au sujet, mais tout ce qui est chiffré ci-dessous date de 2026.
À l’époque, mes préoccupations sur ma consommation d’énergie étaient surtout liées à mon envie de réduire mon empreinte carbone. Le montant de ma facture ne m’inquiétait pas beaucoup : je vis dans un petit studio, je consomme donc forcément assez peu, me disais-je… Et puis début 2022 j’ai pris une très grosse régularisation, mes mensualités ont presque doublé d’un coup, alors que je n’avais pas consommé deux fois plus. En juin j’ai déménagé, toujours dans un studio, et au moment de souscrire un nouveau contrat, j’hallucine : impossible de trouver une offre à moins de 120 € par mois pour un logement pourtant sobre (peu d’équipements électriques). Ma mensualité avait triplé en moins d’un an !
Quatre ans plus tard, je n’ai plus l’impression, j’ai les chiffres. Et ils racontent une histoire plus intéressante que celle que je me racontais…
Ce que ma facture dit vraiment
Voici ma dernière régularisation annuelle complète, du 16 octobre 2024 au 15 octobre 2025, dans un studio parisien de 30 m² au sol, chauffé à 100 % à l’électricité, avec un ballon d’eau chaude électrique et un compteur communicant en 6 kVA :
- 2 304 kWh en heures pleines
- 1 197 kWh en heures creuses
- 3 501 kWh au total, pour 945,84 € TTC sur l’année, soit 79 € par mois en moyenne
Maintenant, le chiffre qui m’a fait tomber de ma chaise. Un studio de 30 m² en tout électrique (chauffage et eau chaude compris) consomme en moyenne 4 500 kWh par an. Je suis donc 22 % en dessous de la moyenne… alors que je vis sous une mansarde de 4 mètres de haut avec une baie vitrée en aluminium ! Autant dire que je ne suis pas quelqu’un qui laisse tourner le sèche-linge (je n’en ai pas) en chauffant à 25°C.
Et pourtant ma facture grimpe. Pourquoi ? Parce que le prix, lui (je ne vous apprends rien) a explosé : le kWh au tarif réglementé est passé de 0,1263 € en juillet 2012 à 0,2001 € au 1er août 2026, soit +58 %. Et l’abonnement a suivi le même chemin, il est aujourd’hui à 190,32 € par an en 6 kVA, c’est-à-dire près de 16 € par mois avant même d’avoir allumé la moindre lumière !
C’est là que se trouve, je crois, le vrai message de cet article : on peut faire tout bien et voir sa facture augmenter quand même. Ce n’est pas une raison pour arrêter les « petits gestes », loin de là (mes gestes plus bas me font économiser des centaines d’euros par rapport à un logement qui consommerait la moyenne). Mais ça remet les responsabilités à leur place (le problème c’est le système tout entier, pas notre responsabilité individuelle, je pose ça là hein), et surtout ça change l’ordre des priorités : avant de traquer les veilles, il y a deux ou trois choses beaucoup plus rentables à vérifier !
J’ai mis 800 € dans un radiateur, et ça n’a rien changé à ma facture
Commençons par mon plus gros ratage, parce qu’il est très instructif !
Avant, j’avais un vieux convecteur (le grille-pain mural, vous voyez le genre). J’ai investi plus de 800 € dans un radiateur à inertie dernière génération, persuadée que j’allais enfin faire baisser ma consommation. J’ai été SUPER déçue. Et en préparant cet article, j’ai compris pourquoi…
Pourquoi aucun radiateur électrique ne consomme moins qu’un autre
Tous les chauffages électriques ont un rendement de 100 %. Convecteur de 1985, panneau rayonnant, inertie sèche, inertie fluide, peu importe : 1 kWh consommé donne 1 kWh de chaleur, il n’y a nulle part où perdre de l’énergie en route. Un radiateur à 1 000 € ne chauffe donc pas « mieux » qu’un modèle à 25 €, il chauffe autrement.
Ce qu’on achète avec l’inertie, c’est du confort : une chaleur plus douce, moins de à-coups, moins d’air brassé et asséché, et une température qui ne s’effondre pas dès que l’appareil se coupe. C’est réel, et pour moi ça valait quelque chose ! Mais ce n’est pas une économie, et personne ne me l’a dit au moment de sortir la carte bleue…
Le seul endroit où un radiateur récent peut vous faire gagner de l’argent, c’est sa régulation : un thermostat électronique précis tient la consigne au lieu de surchauffer puis de refroidir, et une programmation évite de chauffer un logement vide. Ce qui veut dire, et c’est assez drôle, qu’un vieux convecteur branché sur un bon programmateur peut faire mieux qu’un radiateur haut de gamme piloté à la molette !
Mon erreur : un vertical devant la baie vitrée, avec une mezzanine au-dessus
J’ai placé mon radiateur devant ma fenêtre, parce que c’est LE conseil qu’on lit partout (l’air froid entre par là, on le réchauffe tout de suite, logique !). Sauf que j’ai pris un modèle vertical, et que je vis dans un studio mansardé avec une chambre en mezzanine.
Résultat : la chaleur sort principalement par le haut de l’appareil, monte en ligne droite, et va se stocker… dans ma mezzanine. On crève de chaud en haut (ça monte à 26 ou 28 facilement) tandis qu’il fait super froid en bas dans le salon et la cuisine l’hiver. Bref mon radiateur a beau se trouver en bas dans mon salon, je ne chauffe pas mon salon : je chauffe mon lit ! Et c’est c’est un énorme fail, puisque c’est évidemment l’inverse que je voudrais : chauffer le salon et garder la chambre plus fraîche. J’ai bien essayé de poser un petit brasseur d’air dessus pour rediriger le flux vers l’avant du radiateur, mais sur un modèle vertical c’est trop compliqué (sur un radiateur horizontal, en revanche, je pense que ça peut vraiment aider).
Avec le recul, un radiateur horizontal façon « plinthe » placé le long du bas de la baie vitrée aurait été bien plus malin : il aurait un rideau d’air chaud sur toute la largeur de la baie vitrée, au lieu d’un jet concentré qui file au plafond. Le pire, c’est que j’y ai pensé, mais comme j’ai vu ce système de radiateur vertical dans la baie vitrée chez mes voisins, j’ai bêtement voulu recopier le système. Un plancher chauffant aurait fait encore mieux, mais là on parle de plus gros travaux…
Mon chauffage n’est pas du tout adapté et consomme trop
Ça, je ne l’avais pas vu venir du tout ! J’étais partie sur le principe de « qui peut le plus peut le moins » en prenant un 2 000 W, en me disant que c’était sûrement surdimensionné pour 30 m². Mais le truc, c’est qu’il a beau chauffer, il ne réchauffe jamais la partie basse du studio, donc il continue de chauffer sans cesse alors qu’on crève de chaud dans la chambre.
Avec en prime une baie vitrée en aluminium qui n’aide pas… Mon 2 000 W tourne beaucoup, il n’atteint jamais vraiment la consigne en bas, et j’ai froid.
Petite précision qui compte la puissance affichée n’est pas la consommation. Un 2 000 W qui tourne à 30 % du temps consomme exactement comme un 600 W qui tourne en continu. Prendre plus puissant ne fait pas monter la facture, ça permet juste d’atteindre la température plus vite. Ce qui détermine votre consommation, ce sont les déperditions de votre logement, point.
Comment économiser le chauffage électrique en hiver
Le chauffage représente 66 % des dépenses énergétiques d’un logement selon l’ADEME. C’est donc là qu’il faut chercher en priorité, avant les veilles et les ampoules ! Voici ce sur quoi vous avez la main, même en location.
Réglez à la bonne température, pièce par pièce. L’ADEME recommande 19 °C dans les pièces de vie quand vous les occupez, 16 à 17 °C quand elles sont vides, 17 °C dans la chambre la nuit, et 22 °C dans la salle de bains seulement quand vous l’utilisez. Personnellement je ne dépasse jamais 19 °C, et je vous assure qu’on s’y fait très bien avec un gros pull !
Programmez plutôt que de régler à la main. C’est le seul levier d’économie réel côté appareil, comme je le disais plus haut. Chauffer un logement vide toute la journée, c’est la dépense la plus bête qui soit. Si votre radiateur n’a pas de programmation intégrée, il existe des prises programmables et des thermostats déportés pour une somme dérisoire comparée à un radiateur neuf.
Ne mettez rien devant, ni dessus. Un canapé collé au radiateur, du linge qui sèche dessus, un rideau qui tombe devant : la chaleur est piégée et la pièce ne chauffe pas. Un rideau long qui passe DEVANT un radiateur sous fenêtre, c’est le classique absolu !
Traitez la fenêtre, pas seulement l’air. Des rideaux isolants tirés à la nuit tombée font une différence très nette quand on a de mauvais vitrages (et même en double vitrage, ça vaut le coup). Chez moi c’est ma baie vitrée en aluminium qui plombe tout, et c’est le seul poste que je ne peux pas régler seule, j’y reviens plus bas.
Aérez court et fort. Cinq à dix minutes en grand, fenêtres ouvertes, radiateurs coupés : l’air se renouvelle sans que les murs aient le temps de se refroidir. Une fenêtre entrouverte toute la journée, c’est l’inverse, vous chauffez la rue !
Et si vous avez de la hauteur sous plafond ou une mezzanine, sachez que vous partez avec un handicap. L’air chaud monte, vous chauffez un volume beaucoup plus grand que votre surface au sol ne le laisse croire, et la chaleur va se loger là où vous ne vivez pas la journée. Un ventilateur de plafond tournant lentement en sens inverse peut rabattre cet air chaud vers le bas, mais sous une mansarde comme la mienne, où le point haut est justement au-dessus de la mezzanine, c’est difficilement installable. Si quelqu’un qui passe par ici a une solution miracle, par pitié contactez-moi !
Heures creuses ou option base : comment savoir laquelle vous coûte le moins
Voilà le chantier le plus rentable de tous, parce qu’il ne demande AUCUN effort quotidien : juste une division, une fois dans votre vie.
Le seuil exact, et comment le vérifier sur votre facture
En option heures creuses, vous payez votre électricité moins cher pendant 8 heures par jour, et plus cher le reste du temps. L’option n’est donc intéressante que si vous décalez vraiment une partie de votre consommation. Sinon, vous payez le surcoût des heures pleines pour rien !
Aux tarifs réglementés du 1er août 2026, en 6 kVA : l’option base est à 0,2001 € le kWh, l’option heures creuses à 0,2142 € en heures pleines et 0,1589 € en heures creuses. Bonne nouvelle, l’abonnement est au même prix dans les deux options à cette puissance (190,32 € par an), donc tout se joue sur les kWh. Le point de bascule tombe à 25,5 % de votre consommation en heures creuses. En dessous, vous avez intérêt à passer en base. Au-dessus, gardez les heures creuses.
Pour le vérifier chez vous, prenez votre facture de régularisation annuelle (pas une mensualité !) et cherchez les deux lignes « Heures Creuses » et « Heures Pleines » en kWh. Divisez les heures creuses par le total. C’est tout !
Chez moi : 1 197 divisé par 3 501, soit 34,2 %. Je suis donc au-dessus du seuil, et l’option me fait gagner une quinzaine d’euros par an. Ce n’est pas la fortune, mais c’est dans le bon sens, et je dois ça uniquement à mon ballon d’eau chaude programmé la nuit, qui travaille pendant que je dors. Si vous avez un chauffe-eau électrique et que vous êtes en base, vérifiez ce point en priorité : c’est lui qui fait basculer le calcul, à lui tout seul.
Pendant qu’on y est, deux réflexes qui vont avec. Vérifiez que votre ballon n’est pas en marche forcée : sur le tableau électrique, le contacteur doit être sur la position du milieu (auto), qui suit les heures creuses. En haut c’est généralement la marche forcée, en bas c’est éteint. Et si votre ballon ne chauffe jamais en position auto, c’est que vous n’avez pas de contrat heures creuses ! Et si vous partez plus de quelques jours, mettez ce contacteur sur off (ou sur hors gel en hiver si votre ballon le propose) : inutile de maintenir 200 litres à 60 °C pour personne.
Vos heures creuses ont peut-être changé sans que vous le sachiez
Ça m’est arrivé, et figurez-vous que je l’ai découvert en préparant cet article ! Une réforme des heures creuses est en cours de déploiement, entre novembre 2025 et fin 2027, pour mieux coller à la production solaire. Concrètement, les plages deviennent saisonnières : du 1er avril au 31 octobre, une partie des heures creuses peut basculer l’après-midi, entre 11h et 17h ; du 1er novembre au 31 mars, elles sont regroupées la nuit.
Mes anciennes plages étaient 1h20-7h50 et 12h20-13h50. Mes nouvelles sont 23h40-5h40 et 14h40-16h40. J’ai perdu le créneau du déjeuner, qui était bien pratique pour lancer une machine en préparant à manger… honnêtement, ça ne m’arrange pas, et je pense basculer en base prochainement. Ma machine à laver n’étant pas programmable (c’est un super vieux modèle, mais elle est increvable alors je la garde) si je ne peux pas la faire en même temps que mon déjeuner, ça me contraint à être chez moi l’après midi et ça ne me convient pas.
Allez vérifier les vôtres dans votre espace client, aujourd’hui. Si vous aviez calé vos habitudes sur d’anciens horaires, vous payez peut-être vos machines au tarif fort depuis des mois sans le savoir. Et si vos heures creuses passent entièrement la nuit alors que vous ne pouvez pas faire tourner la machine à 3 heures du matin (coucou les voisins du dessous), il y a de bonnes chances que votre part d’heures creuses tombe sous les 25,5 % : refaites la division à votre prochaine régularisation.
Et vérifiez votre mensualité, pendant que vous y êtes !
Celle-là, je ne l’avais jamais faite non plus. Ma mensualité est à 110 €. Or si je refais mon année au tarif d’aujourd’hui, mes 3 501 kWh me coûtent environ 874 € par an, soit 73 € par mois. Je verse donc à peu près 450 € par an d’avance à mon fournisseur, qui me les rendra… à la régularisation. (Ca m’étonne, car ma consommation est sensiblement la même que celle de l’année dernière, je ne comprends pas pourquoi ma mensualité flambé comme ça).
Le calcul est simple : multipliez vos kWh en heures pleines par le prix du kWh en heures pleines, vos kWh en heures creuses par le prix en heures creuses, ajoutez l’abonnement annuel, divisez par douze, et comparez à ce qu’on vous prélève. Si l’écart est important, une mensualité se fait ajuster en quelques clics dans l’espace client. Attention quand même à ne pas la baisser trop : une mensualité trop basse vous prépare une régularisation salée, et c’est exactement le piège inverse.
Mes 25 astuces pour consommer moins d’électricité
D’abord, comprendre où part votre électricité
Avant de changer quoi que ce soit, il faut savoir ce qui consomme le plus chez vous. Et la règle est très simple : tout ce qui chauffe consomme énormément. Le chauffage électrique, le ballon d’eau chaude, le four, les plaques, la bouilloire, le sèche-linge, le sèche-cheveux. À côté de ça, une lampe LED ou un ordinateur portable, c’est une goutte d’eau ! Regardez la puissance en watts inscrite sur vos équipements, croisez avec le temps pendant lequel vous les faites tourner, et vous verrez très vite où part votre facture.
Ensuite, traquez les veilles. Beaucoup d’appareils continuent de consommer alors qu’ils ne servent à rien. Mon astuce préférée : des multiprises à interrupteur, qui coupent le courant de tout ce qui est branché dessus d’un seul geste.
Enfin, interrogez vos habitudes plutôt que votre matériel. Si vous utilisez souvent le sèche-cheveux, essayez tout simplement de faire sécher votre jolie crinière à l’air libre. Cela prendra un peu plus de temps, mais vous ferez des économies d’énergie ! Personnellement, je n’utilise plus de sèche-cheveux depuis bien des années 🙂
Les 25 gestes que j’applique chez moi
- Connaître ses heures creuses et ses heures pleines, et s’organiser en fonction (machines à laver, lave-vaisselle, recharge des appareils). Elles dépendent de votre contrat et de votre commune, et elles ont pu changer récemment ! Si vous avez un Linky, une pression sur le « + » vous indique votre type de contrat : si « BASE » s’affiche, vous n’avez pas d’heures creuses.
- Vérifier que le ballon d’eau chaude n’est pas en marche forcée par défaut sur le tableau électrique, et le couper quand on s’absente plusieurs jours.
- Ne pas systématiquement remplir la bouilloire jusqu’en haut : pour un mug de thé, faites bouillir juste la quantité nécessaire ! Et si votre bouilloire a un thermostat, chauffer à 80 °C au lieu de 100 °C économise déjà 25 % d’électricité selon l’ADEME (et c’est bien meilleur pour le thé vert !).
- Mettre un couvercle sur les casseroles pendant la cuisson : l’eau bout beaucoup plus vite, et on évite de chauffer la cuisine pour rien. L’ADEME chiffre ce geste tout bête à 25 % d’énergie en moins, pour un couvercle…
- Ne pas laisser les appareils en veille : l’ADEME chiffre les veilles à 15 % de la facture d’électricité hors chauffage et eau chaude, soit plus de 100 € par an. Rien que ça !
- Dégivrer son congélateur : un congélateur givré consomme beaucoup plus.
- Régler le réfrigérateur autour de 4 °C et le congélateur à -18 °C : inutile de descendre plus bas, chaque degré en trop se paie sur la facture !
- Dépoussiérer l’arrière du réfrigérateur une ou deux fois par an, et éviter de le coller au mur ou de l’installer juste à côté du four : il force beaucoup moins pour évacuer sa chaleur.
- Charger ses appareils en journée plutôt que la nuit, et débrancher dès que c’est plein. J’y vois un autre avantage : j’ai toujours de la batterie en soirée !
- Limiter les machines à laver : j’avais tendance à en faire beaucoup trop souvent, j’essaie désormais de me limiter à une par semaine, parfois deux si je dois laver mes draps.
- Laver à 30 °C autant que possible : ça suffit très largement pour la plupart des machines, et ça évite d’avoir à trop trier entre les couleurs. J’en profite pour glisser ma recette de lessive maison au savon de Marseille, qui fonctionne très bien à basse température !
- Ne pas utiliser de sèche-linge : suspendre tout simplement votre linge ! Et si je peux le faire dans mon petit studio parisien, vous le pouvez aussi 🙂
- Éteindre les plaques et le four avant la fin de la cuisson pour profiter de l’inertie. Surtout pour le four ! Mais même avec les plaques, on obtient des résultats bluffants : la plupart des aliments, même les pâtes, finissent très bien leur cuisson une fois que l’eau ne bout plus mais reste chaude.
- Limiter la cuisine au four électrique, qui consomme beaucoup, et lui préférer le micro-ondes quand c’est possible : puissance moindre et durée plus courte.
- Utiliser la cocotte-minute plutôt qu’une casserole quand la recette s’y prête : la cuisson y est bien plus courte, donc l’appareil chauffe moins longtemps.
- Adapter la taille des casseroles au diamètre des plaques pour éviter la déperdition de chaleur (il existe aussi des sortes de « chaussettes » de casseroles).
- Laisser dégeler les plats surgelés avant de les cuire : vu la consommation d’un four ou de plaques, ce geste tout simple fait de vraies économies.
- Chauffer juste : 19 °C dans les pièces de vie occupées, 16 à 17 °C quand elles sont vides, 17 °C dans la chambre la nuit, selon l’ADEME.
- Programmer son chauffage plutôt que de le régler à la main, et ne pas chauffer les pièces inutilisées.
- Ne rien poser devant ni sur un radiateur : ni canapé, ni linge à sécher, ni rideau qui tombe devant.
- Poser des rideaux isolants si vous n’avez pas de bons vitrages. Même en double vitrage, ça peut valoir le coup !
- Aérer court et fort, cinq à dix minutes en grand, radiateurs coupés, plutôt que de laisser une fenêtre entrouverte toute la journée.
- Utiliser des ampoules LED autant que possible, et les choisir en fonction de l’usage réel de la pièce.
- À l’achat d’un appareil, regarder l’étiquette énergie, mais attention, elle a changé ! Depuis mars 2021, l’échelle est revenue de A à G pour les réfrigérateurs, congélateurs, lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge, téléviseurs et ampoules. Les fameux A+, A++ et A+++ n’existent plus sur ces appareils-là, et ce qui était noté A+++ avant se retrouve aujourd’hui réparti entre A, B, C et D. Seuls les fours et les hottes ont gardé l’ancienne étiquette. Le QR code imprimé sur l’étiquette donne la fiche officielle du produit, c’est LE réflexe à prendre en magasin !
- Et le geste le plus rentable de la liste, celui qui ne demande aucun effort quotidien : faire une fois par an la division des heures creuses, et vérifier sa mensualité. Cinq minutes, et parfois plusieurs centaines d’euros.

Bon, l’idée n’est quand même pas de finir comme ça…
Et si vous avez envie d’aller plus loin que la seule question de l’électricité, j’ai rassemblé ailleurs les gestes écolo simples à adopter tout de suite !
Ce qui se joue vraiment : l’enveloppe du logement
Je vous ai gardé le plus frustrant pour la fin. Une fois qu’on a écarté le radiateur (qui n’y peut rien) et les gestes du quotidien (qui aident, mais à la marge), il reste l’essentiel : ce sont les déperditions de votre logement qui déterminent votre facture de chauffage. Pas votre matériel, pas votre bonne volonté.
Chez moi, le coupable est identifié : une baie vitrée en aluminium, qui conduit le froid comme une autoroute, et une mansarde, c’est-à-dire un logement collé directement sous la toiture, qui est le premier poste de déperdition d’un bâtiment. J’ai isolé ce que je pouvais isoler moi-même, et pour le reste… je suis propriétaire, mais en copropriété, et les menuiseries extérieures sont le plus souvent des parties communes. Je ne peux donc pas changer ma baie vitrée toute seule, même en ayant l’argent et l’envie ! Ça se joue en assemblée générale, et ça prend des années.
Si vous êtes dans la même situation, le point de départ n’est pas le rayon bricolage, c’est un audit énergétique : un professionnel mesure les déperditions réelles et vous dit par où commencer, plutôt que de vous lancer au hasard dans les combles, le double vitrage ou les sols. Ça évite de dépenser beaucoup pour gagner peu. Renseignez-vous aussi sur les aides à la rénovation (MaPrimeRénov’ et le dispositif copropriétés), et si vous êtes en copro, faites inscrire le sujet à l’ordre du jour de la prochaine AG : c’est long, mais c’est le seul chemin.
Et si vous êtes locataire, tout ce qui est plus haut vous appartient quand même : les rideaux isolants, la programmation, le placement du radiateur, la traque des veilles, la cuisson par inertie. C’est exactement comme ça que j’arrive à 22 % sous la moyenne dans un logement qui, sur le papier, devrait consommer plus que la moyenne !
Questions fréquentes sur la consommation d’électricité
Comment économiser le chauffage électrique en hiver ?
Réglez d’abord la température pièce par pièce : l’ADEME recommande 19 °C dans les pièces de vie quand vous les occupez, 16 à 17 °C quand elles sont vides, et 17 °C dans la chambre la nuit. Programmez ensuite votre chauffage plutôt que de le régler à la main, c’est le seul levier d’économie réel côté appareil. Enfin, ne posez rien devant ni sur vos radiateurs, tirez des rideaux isolants à la nuit tombée si vos vitrages sont mauvais, et aérez cinq à dix minutes en grand avec les radiateurs coupés plutôt que de laisser une fenêtre entrouverte toute la journée. Le chauffage représente 66 % des dépenses énergétiques d’un logement selon l’ADEME, c’est donc là qu’il faut chercher en priorité.
Un radiateur à inertie consomme-t-il moins qu’un convecteur ?
Non, pas à confort égal. Tous les chauffages électriques ont un rendement de 100 % : un kilowattheure consommé donne un kilowattheure de chaleur, quel que soit l’appareil. Ce que l’inertie apporte, c’est du confort, une chaleur plus douce et une température plus stable, pas une baisse de consommation. Le seul endroit où un radiateur récent fait gagner de l’argent, c’est sa régulation : un thermostat précis et une programmation évitent de chauffer trop, ou de chauffer un logement vide. Un vieux convecteur branché sur un bon programmateur peut donc faire mieux qu’un radiateur haut de gamme réglé à la molette.
Qu’est-ce qui consomme le plus d’électricité dans un logement ?
Tout ce qui produit de la chaleur : le chauffage électrique, le ballon d’eau chaude, le four, les plaques de cuisson, la bouilloire, le sèche-linge et le sèche-cheveux. Un appareil qui ne chauffe pas, comme une lampe LED ou un ordinateur portable, pèse infiniment moins lourd sur la facture. Pour savoir où part votre électricité, regardez la puissance en watts de chaque équipement et multipliez-la par le temps pendant lequel il tourne.
Heures creuses ou option base, comment savoir laquelle choisir ?
Prenez votre facture de régularisation annuelle, repérez vos kilowattheures en heures creuses et votre total, et divisez les premiers par le second. Aux tarifs réglementés du 1er août 2026 en 6 kVA, le point de bascule se situe autour de 25,5 % : en dessous, l’option base vous coûte moins cher, au-dessus vous avez intérêt à garder les heures creuses. À cette puissance, l’abonnement est au même prix dans les deux options, tout se joue donc sur les kilowattheures. Un ballon d’eau chaude programmé la nuit suffit souvent à lui seul à faire pencher le calcul du bon côté.
Par où commencer pour voir une différence dès la prochaine facture ?
Par les réglages, avant les gestes du quotidien. Vérifiez la position du contacteur de votre ballon d’eau chaude, allez lire vos heures creuses actuelles dans votre espace client car elles ont pu changer, comparez votre mensualité à votre consommation réelle, et baissez le chauffage d’un degré. Ce sont les quatre actions qui m’ont demandé le moins d’efforts pour le plus d’effet.
Mes sources
- ADEME, Les bons gestes pour un chauffage plus économique (températures recommandées par pièce, part du chauffage dans les dépenses énergétiques) : agirpourlatransition.ademe.fr
- ADEME, 20 solutions pour réduire sa consommation d’électricité (veilles, couvercle, bouilloire, four) : agirpourlatransition.ademe.fr
- ADEME, Tour d’horizon de la nouvelle étiquette énergie (échelle A à G depuis mars 2021) : agirpourlatransition.ademe.fr
- EDF, Les nouvelles heures creuses (calendrier de la réforme, plages saisonnières) : particulier.edf.fr
- Qualitel, Quelle puissance de radiateur par m² ? (dimensionnement, calcul par le volume) : qualitel.org
Tarifs réglementés de vente de l’électricité au 1er août 2026, en 6 kVA. Ma consommation est celle de ma facture de régularisation EDF du 16 octobre 2024 au 15 octobre 2025.
Et vous, quelles sont vos astuces pour consommer moins d’électricité ? Est-ce que vous aviez déjà fait la fameuse division des heures creuses, ou est-ce que vous allez la faire ce soir ? Racontez-moi tout en commentaire, il y a forcément des choses que je n’ai pas encore essayées !