Dernière mise à jour le 18 août 2026
Le baume de plantain est l’un de mes incontournables de la trousse de soins maison. Simple à réaliser, à base d’une plante sauvage que l’on trouve absolument partout, il accompagne au quotidien les petites piqûres, gerçures et irritations de la peau. Dans cet article, je vous explique comment le préparer pas à pas, avec quel plantain, et comment l’utiliser. Pour tout savoir sur la plante elle-même, filez voir ma fiche complète sur le plantain et ses bienfaits !
Pourquoi faire un baume au plantain ?
Le plantain, qu’il s’agisse du grand plantain (Plantago major) ou du plantain lancéolé (Plantago lanceolata), est une plante commune que l’on croise le long des chemins et dans les prairies. C’est l’une des plantes de premiers secours les plus connues de la tradition, surtout pour la peau.
Selon Wikiphyto, ses feuilles contiennent notamment des mucilages et des polyphénols, des composés qui expliquent son action adoucissante traditionnelle. En usage externe, les feuilles fraîches froissées sont un grand classique pour apaiser rapidement une piqûre d’ortie ou de moustique.
Côté science, je préfère être honnête avec vous. En 2019, une équipe brésilienne (De Cássia Israel Cardoso et al.) a publié dans Systematic Reviews le protocole d’une revue systématique consacrée au Plantago major et à la cicatrisation, dans des modèles animaux. Un protocole, ce n’est pas encore un résultat : cela veut dire que des chercheurs trouvent l’usage traditionnel assez sérieux pour vouloir le passer au crible, pas qu’il est démontré. Je préfère vous le dire comme ça plutôt que de vous vendre une preuve qui n’existe pas encore.
Le baume, lui, permet de garder cette plante sous la main toute l’année, prête à l’emploi, sous une forme pratique et nomade.
Recette du baume de plantain maison
Cette recette se fait en deux temps : d’abord un macérat huileux de plantain, puis la transformation de cette huile en baume grâce à la cire d’abeille.
Ingrédients et matériel :
- Une bonne poignée de feuilles fraîches de plantain (lancéolé ou major), cueillies par vos soins et gratuites !
- Huile d’olive ou de tournesol (de préférence bio, première pression à froid)
- Cire d’abeille (comptez environ 1 part de cire pour 7 à 8 parts d’huile)
- Un ou deux petits pots de 10 g bien propres. Ce format est mon préféré : il s’oublie dans un sac à dos et on en a toujours un sur soi en balade.
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Étapes :
- Nettoyez les feuilles de plantain et essuyez-les très soigneusement : la moindre goutte d’eau favorise le rancissement et les moisissures du macérat.
- Faites macérer les feuilles dans l’huile pendant trois semaines à la lumière douce (méthode solaire), ou au bain-marie très doux pendant au moins 20 minutes si vous êtes pressée. Ne surchauffez pas l’huile.
- Filtrez soigneusement à travers une étamine ou un filtre à café, en pressant bien les feuilles pour récupérer un maximum d’huile.
- Faites chauffer doucement cette huile filtrée avec la cire d’abeille jusqu’à ce qu’elle fonde complètement.
- Versez aussitôt dans un pot propre, laissez prendre et refroidir, puis étiquetez avec la date.
Conservation : à l’abri de la lumière et de la chaleur, votre baume se garde environ un an. S’il prend une odeur rance, il est temps d’en refaire.
Ce baume s’applique sur les piqûres, les gerçures et les petites irritations de la peau.
Ce baume fait partie de ma trousse de soins à base de plantes sauvages médicinales, que je regroupe toutes dans un guide dédié.
Vous pouvez voir cette recette en vidéo ici :
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Pas le temps de le faire ? La version toute prête
Soyons claires : le baume maison reste imbattable. Il est gratuit, vous savez exactement ce qu’il y a dedans, et il y a un vrai plaisir à ouvrir un pot qu’on a rempli soi-même. Mais tout le monde n’a pas trois semaines devant soi ni un bloc de cire d’abeille dans son placard !
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La crème solide au macérat de plantain de Comme Avant
Comme Avant, la savonnerie marseillaise dont j’utilise déjà le savon à l’huile d’olive et le déodorant (j’ai d’ailleurs une page entière sur le code promo Comme Avant, pensez-y avant de commander), fabrique désormais une crème solide au macérat de plantain, à 14,90 €. La composition tient en six ingrédients : beurre de karité, huile d’olive, cire végétale, amidon de maïs, extrait de feuille de plantain lancéolé et extrait de feuille de jujubier. Autrement dit, presque exactement la recette de cette page, en version solide et sans cire d’abeille (elle est donc vegan, ce que mon baume n’est pas !).
Ma réserve, en toute transparence : je ne l’ai pas encore testée. Je vous le dirai ici dès que ce sera fait, avec ses limites s’il y en a. Je vous la signale parce que c’est la seule crème au plantain que je connaisse avec une liste d’ingrédients aussi courte, et parce que beaucoup d’entre vous m’écrivent qu’elles n’ont pas le temps de faire un macérat.
Décliner le baume avec d’autres plantes
Ce baume part d’une macération de plantain dans l’huile, une technique qui fonctionne avec bien d’autres plantes : calendula, millepertuis, arnica, carotte… Si vous voulez maîtriser la méthode de A à Z (macération à froid, à chaud, choix de l’huile, conservation), je vous ai préparé un guide complet pour faire son macérat huileux maison. De quoi décliner ce baume avec toutes vos plantes préférées !
Utiliser le plantain directement dans la nature
Si vous n’avez pas votre baume de plantain sous la main et que vous vous êtes fait piquer par une ortie ou un moustique, pas de souci ! Prenez quelques feuilles de plantain (idéalement lancéolé), froissez-les dans vos mains jusqu’à en faire sortir les sucs, et frottez-les doucement sur la piqûre. Chez moi, le soulagement de la démangeaison est presque immédiat, et c’est le petit tour de passe-passe qui impressionne toujours le plus les participants de mes balades !
Vous lirez parfois qu’il faut mâcher le plantain avant de l’appliquer sur la peau : je ne le recommande pas, car le plantain pousse au ras du sol et peut être souillé. Puisque ça fonctionne très bien en le froissant simplement dans les mains, autant éviter un risque inutile ! Pour voir en vidéo exactement comment faire, rendez-vous sur TikTok, Instagram ou !
Conclusion
Le plantain, souvent considéré à tort comme une simple mauvaise herbe, est en réalité une plante précieuse et généreuse. Le baume de plantain en est le parfait exemple : gratuit, simple, et toujours prêt à rendre service pour les petits soucis cutanés du quotidien. En plus, comme la plante est partout, tout le monde y a accès ! N’oubliez pas de la cueillir dans des endroits éloignés de la pollution, et respectez toujours les règles de cueillette en sécurité. Et vous, avez-vous déjà testé le baume de plantain ? Racontez-moi en commentaire !
FAQ : vos questions sur le baume de plantain
Comment faire un baume de plantain maison ?
On fait d’abord macérer des feuilles fraîches de plantain, bien essuyées, dans de l’huile d’olive ou de tournesol (trois semaines à la lumière douce, ou 20 minutes au bain-marie doux). On filtre, puis on fait fondre cette huile avec de la cire d’abeille (environ 1 part de cire pour 7 à 8 parts d’huile), et on verse en pot. Le baume prend en refroidissant.
À quoi sert le baume de plantain ?
Il s’utilise sur la peau, pour apaiser les piqûres d’insectes, les gerçures et les petites irritations du quotidien. C’est un usage traditionnel bien connu, à réserver aux petits soucis cutanés : pour toute plaie profonde, infectée ou qui persiste, consultez un professionnel de santé.
Quel plantain utiliser pour le baume ?
Les deux espèces les plus communes conviennent : le plantain lancéolé (feuilles fines et allongées) comme le grand plantain (larges feuilles arrondies). On les emploie de la même façon. L’essentiel est de cueillir loin des zones polluées et d’être certaine de son identification.
Combien de temps se conserve le baume de plantain ?
Environ un an, à l’abri de la lumière et de la chaleur, à condition que les feuilles aient été parfaitement sèches avant la macération. Si le baume prend une odeur rance, mieux vaut en préparer un nouveau.
Peut-on faire un baume de plantain sans cire d’abeille ?
Oui, avec de la cire de soja en copeaux, qui donne une version 100 % végétale. Une seule précaution : elle fond à plus basse température que la cire d’abeille, donc le baume sera plus mou à proportions égales. Augmentez un peu la dose de cire, et faites toujours le test de la cuillère froide avant de couler tout votre pot : quelques gouttes du mélange sur une cuillère sortie du congélateur vous montrent en trente secondes la texture finale !
Sources et références
- EMA/HMPC : monographie Plantaginis lanceolatae folium (plantain lancéolé).
- Wikiphyto : fiche Plantago lanceolata.
- De Cássia Israel Cardoso F. et al. (2019). A protocol for systematic review of Plantago major L. effectiveness in accelerating wound-healing in animal models. Systematic Reviews, 8. systematicreviewsjournal.biomedcentral.com
- Samuelsen A. B. (2000). The traditional uses, chemical constituents and biological activities of Plantago major L. A review. Journal of Ethnopharmacology, 71, 1-21.
Lire aussi ma fiche complète : le plantain, bienfaits, usages et propriétés d’une plante sauvage médicinale et comestible.
On me demande souvent vers quelle formation se tourner quand on veut apprendre à reconnaître et utiliser les plantes sauvages. Dans ce cas-là, je renvoie presque toujours vers la Formation du Cueilleur proposée par Le Chemin de la Nature. J’ai pris le temps de rédiger un avis détaillé et argumenté sur Le Chemin de la Nature, basé sur mon expérience personnelle. Et si vous voulez vous inscrire, pensez au code promo « ONDINE », qui fonctionne même sur les formations déjà en promotion.
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