Dernière mise à jour le 13 septembre 2026
Quelle formation pour devenir herboriste ? Si vous tapez cette question dans Google, vous tombez sur trois publicités (dont deux pour des écoles de naturopathie, ce qui ne répond pas vraiment à la question…), puis sur les sites des écoles elles-mêmes, qui vous parlent chacune de la leur. Ce qui manque dans tout ça, c’est quelqu’un qui a fait plusieurs de ces formations, qui en a abandonné une, et qui accepte de vous dire ce qu’elles valent l’une par rapport à l’autre. C’est exactement ce que je vais faire ici !
Depuis 2019, j’ai suivi trois formations traitant herboristerie : la Formation du Cueilleur du Chemin de la Nature (en ligne), l’École des Plantes de Paris (en présentiel, deux ans) et l’École des Plantes de Bailleul (abandonnée en cours de route, je vous raconte pourquoi). J’ai aussi vu passer dans ma promo des gens qui venaient d’autres écoles, du distanciel, de partout en France. Et j’ai passé une journée entière à relire les sites des écoles pour vous donner des chiffres à jour : durées, prix, formats, ce qu’on obtient à la fin. Tous les chiffres de cet article ont été relevés en septembre 2026, directement sur les sites des écoles.
Petite transparence avant de commencer : certains liens de cet article sont affiliés (Le Chemin de la Nature). Si vous passez par eux, je reçois une commission, et avec mon code ONDINE vous payez 5 % de moins sur toutes les formations. Ça ne change rien à ce que je pense des autres écoles, que je recommande sans gagner un centime !
Il n’existe plus de diplôme d’État d’herboriste en France depuis 1941 : toutes les formations sont privées, et toutes délivrent un certificat d’école. Le vrai repère de qualité, dans un secteur qu’aucune autorité ne contrôle, c’est l’appartenance à la Fédération Française des Écoles d’Herboristerie (FFEH), qui regroupe cinq écoles. Comptez 2 000 à 3 000 € par an sur deux ou trois ans en école, et 700 à 1 200 € pour une formation en ligne complète. Si vous apprenez pour vous, une formation en ligne bien faite suffit largement. Si vous avez un projet professionnel, choisissez une école de la FFEH, et si vous le pouvez, en présentiel.
Pourquoi il n’y a pas de « bonne » réponse officielle
Herboristerie, phytothérapie, naturopathie : de quoi parle-t-on ?
Loisir ou métier : la question à se poser avant de regarder les prix
La FFEH, le seul repère dans un secteur non réglementé
Le tableau comparatif des formations d’herboristerie
À distance ou en présentiel : ce que j’ai vu dans ma promo
Les trois formations que j’ai suivies
Les écoles que je n’ai pas faites
Diplômante, reconnue, certifiante : ce que ça veut dire vraiment
Financer sa formation d’herboriste
Ce que je choisirais aujourd’hui, selon votre profil
Questions fréquentes
Pourquoi il n’y a pas de « bonne » réponse officielle
Commençons par ce qui surprend toujours : le métier d’herboriste n’a plus d’existence légale en France depuis 1941. La loi du 11 septembre 1941 sur l’exercice de la pharmacie a supprimé le certificat d’herboriste, et il n’a jamais été rétabli malgré plusieurs tentatives (la dernière proposition sérieuse est le rapport du Sénat de 2018, dont je vous reparle plus bas). La dernière herboriste titulaire du certificat est décédée en 2018… et depuis, la vente des plantes médicinales inscrites à la Pharmacopée est réservée aux pharmaciens, à l’exception d’une liste de 148 plantes que tout le monde peut vendre (mais pas pour un usage médicinal, c’est toute la subtilité…).
Qu’est-ce que ça change pour vous, qui cherchez une formation ? Tout ! Il n’existe aucun diplôme d’État, donc aucune formation « officielle ». Toutes les écoles d’herboristerie sont privées, toutes délivrent un certificat qui n’a de valeur que celle que la profession lui accorde, et personne (ni l’État, ni un ordre, ni une autorité quelconque) ne vérifie ce qui s’enseigne dedans. Une école sérieuse avec quarante ans d’existence et une formation vendue 300 € sur Instagram par quelqu’un qui a lu trois livres ont, juridiquement, exactement le même statut. Rassurant, non ?
C’est pour ça que la question « quelle formation choisir » est plus difficile qu’il n’y paraît, et que la réponse ne peut pas venir d’une institution officielle. Elle vient de deux choses : de ce que vous voulez en faire, et de la réputation de l’école dans son secteur professionnel. Je vais vous aider sur les deux, promis 🙂
Herboristerie, phytothérapie, naturopathie : de quoi parle-t-on ?
Avant le tableau, une clarification que je dois faire, parce que les trois mots se mélangent dans les résultats de recherche et dans les publicités.
L’herboristerie, c’est la connaissance des plantes médicinales : les reconnaître, les cueillir ou les cultiver, les sécher, les transformer (tisanes, macérats, teintures, baumes…) et savoir ce que la tradition et la science en disent. C’est le sujet de cet article, et de toutes les écoles que je compare ici (enfin, presque toutes… j’y viens).
La phytothérapie, au sens strict, c’est l’usage thérapeutique des plantes. En France, les formations qui portent ce nom sont souvent des diplômes universitaires (DU) proposés par des facultés de pharmacie ou de médecine, et qui s’adressent en priorité aux professionnels de santé. Les écoles d’herboristerie enseignent aussi de la phytothérapie (c’est même une matière du tronc commun de la FFEH), mais ce n’est pas la même porte d’entrée. Je n’ai suivi aucun DU de phytothérapie, je ne peux donc pas vous les comparer, je vous dis juste qu’ils existent et qu’ils ne visent pas le même public.
La naturopathie, c’est encore autre chose : une approche globale de l’hygiène de vie (alimentation, sommeil, exercice, gestion du stress…) dans laquelle les plantes ne sont qu’un outil parmi d’autres. Les écoles de naturopathie sont nombreuses, et elles achètent beaucoup de publicité sur les mots-clés de l’herboristerie… ce qui explique que vous les voyiez partout. Je n’en ai suivi aucune non plus, je préfère le dire tout de suite. Si ce qui vous attire, ce sont LES PLANTES (les toucher, les identifier, les préparer), l’herboristerie est votre sujet, pas la naturopathie.
Loisir ou métier : la question à se poser avant de regarder les prix
C’est LA question, et pourtant on la saute presque toujours pour aller directement comparer les tarifs. Alors posez-la-vous franchement : voulez-vous apprendre l’herboristerie pour vous, votre famille, votre jardin, votre plaisir… ou avez-vous un projet professionnel derrière (une herboristerie, une production de plantes, des ateliers, des balades, une reconversion) ?
Si c’est pour vous, vous n’avez pas besoin d’un cursus de trois ans à 2 500 € l’année. Vous avez besoin d’un enseignement de qualité, pédagogique, à votre rythme, et d’aller sur le terrain. Une formation en ligne bien faite (j’y reviens) plus quelques sorties botaniques feront le travail, et vous garderez vos week-ends !
Si c’est un projet professionnel, alors la question change complètement de nature ! Ce qui compte alors, ce n’est plus seulement ce que vous apprenez, c’est la reconnaissance de votre formation dans le milieu. Quand vous chercherez un stage, un remplacement, un poste en herboristerie, ou quand vous vous installerez, on vous demandera d’où vous sortez. Et là, croyez-moi, il n’y a pas trente-six réponses qui rassurent…
Notez que la FFEH elle-même le dit sur son site, en toutes lettres : « les ateliers loisirs et initiations ne suffisent pas pour une pratique professionnelle ». Je suis d’accord, et j’ajouterais que l’inverse est vrai aussi : on n’a pas besoin d’un cursus professionnel pour faire de bonnes tisanes et des baumes efficaces chez soi !
La FFEH, le seul repère dans un secteur non réglementé
Puisqu’aucune autorité ne contrôle les écoles, les écoles se sont organisées elles-mêmes. En 2014, cinq d’entre elles ont fondé la Fédération Française des Écoles d’Herboristerie (FFEH). Ce sont, à ce jour, les cinq seules écoles membres, et ce sont les plus anciennes du pays :
| École | Où | Depuis |
|---|---|---|
| École des Plantes de Paris (EDPP) | Paris 14e | 1984 |
| École Lyonnaise de Plantes Médicinales (ELPM) | Lyon et Dardilly | une quarantaine d’années |
| École Bretonne d’Herboristerie (EBH) | Plounéour-Ménez, Finistère | une trentaine d’années |
| IMDERPLAM | Candillargues, Hérault | plus de 45 ans |
| ARH, Institut Français d’Herboristerie (IFH) | Chalencon, Ardèche | 1982 |
Ce que garantit la fédération, c’est un tronc commun. Je cite leur site : « anatomie physiologie, phytothérapie, aromathérapie, botanique, chimie et galénique », avec « une rigueur scientifique et une exigence éthique envers la ressource ». Ça n’a peut être pas l’air très clair dit comme ça, mais c’est en réalité ce qui permet une formation d’herboristerie qualitative : on y apprend comment fonctionne le corps, comment fonctionnent les molécules, et ce qu’on peut ou non affirmer en restant tant dans la sécurité que dans la légalité.
Pour moi, l’appartenance à la FFEH est LE critère de qualité, dans un secteur pas du tout réglementé où on peut vous vendre n’importe quoi. Ce n’est pas parfait (une fédération d’écoles reste juge et partie, et il existe peut-être d’excellentes formations en dehors), mais c’est le seul repère collectif qui existe, et dans le milieu, sortir d’une école de la FFEH veut dire quelque chose. Toutes celles que je cite dans le tableau ci-dessous en font partie, sauf deux que je signale : Le Chemin de la Nature (en ligne, hors fédération, mais que je connais de l’intérieur) et l’École des Plantes de Bailleul (que j’ai commencée mais jamais terminée, j’y reviens plus bas).
Le tableau comparatif des formations d’herboristerie
Tous les chiffres qui suivent ont été relevés sur les sites des écoles en septembre 2026. Les prix changent chaque année, les calendriers aussi : vérifiez sur le site de l’école avant de vous engager, et considérez ce tableau comme un ordre de grandeur fiable au moment où j’écris. Les prix indiqués sont ceux en financement personnel (quand un organisme paie à votre place, comptez 250 à 700 € de plus par an selon les écoles).
| Formation | Durée | Prix (septembre 2026) | Format | Ce qu’on obtient | FFEH |
|---|---|---|---|---|---|
| École des Plantes de Paris, cursus Plantes et Santé | 3 cycles d’environ 170 h chacun, plus 5 à 6 jours de stage de terrain par an | Cycle 1 : 2 940 € stage compris en présentiel (week-end ou semaine), 2 780 € à distance, plus 80 € de dossier et d’adhésion. | Présentiel à Paris (10 à 11 week-ends par an, ou 4 semaines complètes) ou à distance (le cycle 3 n’existe qu’en présentiel). | Certificats d’école, examens chaque année (écrits, reconnaissance de plantes fraîches et sèches, herbier, mémoire en cycle 3) | oui |
| ELPM, parcours Herbaliste | 3 ans, 456 h (140 h par an + 36 h de stage d’été) | 2 180 € par an en présentiel, 1 990 € par an en ligne, plus 60 € de dossier | Présentiel à Lyon-Dardilly (10 week-ends par an) ou en ligne avec une semaine de stage terrain | « Certificat d’Herbaliste », grand oral final devant jury | oui |
| École Bretonne d’Herboristerie | 2 ans, environ 1 230 h (avec un stage professionnel de 70 h et un herbier) | 2 220 € par an affichés pour la session précédente, plus dossier et adhésion | Hybride : cours en ligne + 9 regroupements sur place dans le Finistère (7 week-ends et 2 semaines) | Certificat « Connaissance et usages des plantes aromatiques et médicinales » | oui |
| IMDERPLAM | 3 ans (+ une 4e année facultative) | 2 650 € par an, soit 7 950 € les trois ans, plus 50 € de dossier | Présentiel dans l’Hérault (6 week-ends de 3 jours par an + 5 jours l’été) ou mixte (distance + 2 regroupements par an) | « Certificat de réussite », oral individuel devant jury en 3e année | oui |
| Institut Français d’Herboristerie (ARH) | 2 ans (nombre d’heures non publié) | 2 600 € par an, hébergement et repas des sessions compris, plus 40 € d’inscription et 30 € d’adhésion | Travail à domicile + une session de 6 jours par an en Ardèche + deux stages pratiques | « Attestation de compétence préparatoire au métier d’herboriste » | oui |
| Le Chemin de la Nature, formation Herboristerie et phytothérapie | 160 h de cours, accès à vie | 1 190 €, en 1 à 12 fois sans frais (en réduction à – 50% plusieurs fois par an, guettez la prochaine promo!) | 100 % en ligne (vidéos, cours écrits, quiz, webinaires, forums) | Certificat de suivi | non |
| Le Chemin de la Nature, Formation du Cueilleur | 200 h de cours, accès à vie | 1 390 €, souvent en promotion à 695 € (en réduction à – 50% plusieurs fois par an, guettez la prochaine promo!) | 100 % en ligne, avec des stages terrain de 2 jours en option | Certificat de suivi | non |
| École des Plantes de Bailleul | 2 ans, 9 dimanches par an + 3 journées d’atelier | 975 € par an (660 € minima sociaux, 480 € étudiants), plus 10 € d’adhésion | Présentiel au Conservatoire botanique national de Bailleul (Nord) | Attestation de formation validée par un contrôle des connaissances | non |
Quelques remarques de lecture, parce qu’un tableau ne dit pas tout. D’abord, les durées ne sont pas comparables entre elles : quand l’École Bretonne annonce 1 230 heures sur deux ans, elle compte le travail personnel à distance, alors que les 456 heures de l’ELPM sont des heures de cours. Ensuite, chaque école utilise son propre mot pour ce qu’elle délivre (certificat, diplôme d’école, attestation, capacité…), et j’y reviens plus bas parce que ça mérite une section entière. Enfin, deux écoles au moins l’écrivent noir sur blanc sur leur site, et c’est tout à leur honneur : leur certificat n’est « pas reconnu par l’État ». C’est le cas de TOUTES les formations de ce tableau, qu’elles le disent ou non.
À distance ou en présentiel : ce que j’ai vu dans ma promo
Presque toutes les écoles proposent aujourd’hui les deux, et le distanciel est moins cher (160 € de moins par an à l’École des Plantes de Paris, 190 € à l’ELPM, sans compter les trajets). Alors pourquoi je recommande vraiment le présentiel, quitte à faire des allers-retours ?
Parce que j’ai vu ce qui se passe ! En deuxième année à l’École des Plantes de Paris, ma classe a récupéré plusieurs personnes qui avaient fait leur première année à distance et qui trouvaient ça trop dur à suivre. Pas parce que le contenu était moins bon, mais parce que tenir 170 heures de cours seul chez soi, avec un travail à côté, ça demande une motivation et une capacité de travail personnel que tout le monde n’a pas… et ce n’est pas une honte de ne pas l’avoir ! Ces personnes ont largement préféré leur seconde année en présentiel, et pour cause : elles bénéficiaient de la motivation du groupe, des plantes et autres éléments intéressants sur la table, les questions qu’on pose entre deux cours, les sorties à la journée… Bref, tout ce qui fait qu’on s’accroche même si c’est difficile ! (Car oui, c’est difficile, il y a beaucoup de travail personnel d’apprentissage, beaucoup de par cœur!).
Donc mon conseil : le distanciel, c’est OK si vous êtes très motivé·e et que vous savez que vous tiendrez un rythme de travail personnel sur plusieurs mois. Sinon… présentiel !
Et l’argument « je n’habite pas dans une ville où il y a une école » tient moins qu’on ne le croit, parce que les cursus sont pensés pour des gens qui travaillent à côté et qui viennent de loin. À l’École des Plantes de Paris, par exemple, vous choisissez entre à peu près un week-end sur deux, ou une semaine complète toutes les six semaines environ. Dans ma promo, on avait des gens qui venaient de partout en France et qui se faisaient héberger pour la semaine. L’école avait même négocié un accord avec un institut religieux pas trop loin (Adèle Picot) qui hébergeait les étudiants à prix avantageux, et où se tenaient aussi les examens, parce qu’ils ont de grands locaux. L’ELPM, l’IMDERPLAM et l’IFH fonctionnent sur le même principe de sessions groupées (week-ends de trois jours, semaines d’été), et l’IFH inclut carrément l’hébergement et les repas dans son tarif.
Une nuance quand même : le présentiel a un vrai coût caché (trajets, hébergement, jours de congé), et pour certaines personnes il est simplement impossible. Dans ce cas, choisissez le distanciel d’une école de la FFEH, qui garde des regroupements sur place (l’ELPM a une semaine de stage d’été, l’EBH neuf regroupements, l’IMDERPLAM deux par an), plutôt qu’une formation 100 % vidéo. Le terrain apporte énormément, c’est très important d’en faire autant que possible !
Les trois formations que j’ai suivies
Je vais être précise sur ce que je sais de l’intérieur et sur ce que je ne sais pas. J’ai suivi trois formations d’herboristerie à proprement parler, c’est-à-dire trois formations qui parlent de plantes médicinales. Les voici (et avec ce que je referais ou pas…).
La Formation du Cueilleur du Chemin de la Nature, pour démarrer sérieusement chez soi
C’est par là que j’ai commencé, en 2019, et c’est la formation en ligne que je recommande le plus souvent aux débutants. Elle parle de botanique, de cueillette, de cuisine des plantes sauvages, mais aussi beaucoup de plantes médicinales et de préparations (tellement que l’école a depuis créé une formation dédiée à l’herboristerie et à la phytothérapie, celle du tableau à 1 190 €). Les cours sont clairs, très pédagogiques, illustrés, et on peut y revenir toute sa vie. Je lui ai consacré un avis complet, donc je ne vais pas tout répéter ici 🙂
Ce qu’elle n’est pas ? Une école. Pas de promo, pas d’examen pour lequel on passe des semaines à réviser (j’ai dédié un mois entier à mes révisions chaque année et croyez moi c’était pas de trop!), pas de reconnaissance dans le milieu au sens où je l’entendais plus haut, et Le Chemin de la Nature n’est pas membre de la FFEH. Pour apprendre pour soi, c’est parfait, et c’est même ce que je choisirais aujourd’hui si je n’avais aucun objectif professionnel (à condition comme toujours d’assister en parallèle à des balades botaniques en toutes saisons). Pour un projet pro, c’est une excellente première marche pour savoir si le sujet vous plaît vraiment avant de vous engager dans une voie plus professionnalisante et donc plus « prenante ».
Le prix affiché est de 1 390 €, mais la formation est très souvent en promotion à moitié prix, et avec mon code ONDINE vous avez 5 % de réduction supplémentaire sur la Formation du Cueilleur comme sur la formation Herboristerie et phytothérapie. Lien affilié : je touche une commission si vous passez par lui, et je vous le dis à chaque fois par transparence !
L’École des Plantes de Paris, pour aller au fond du sujet
C’est l’école dont je suis diplômée, en cursus Plantes et Santé, après deux années en présentiel. Et c’est là que j’ai compris la différence entre « connaître des plantes » et « savoir de quoi on parle ». Anatomie, physiologie, chimie des plantes, galénique, botanique avec des plantes fraîches sur la table à chaque cours, sorties de terrain, stages… Le programme est dense (près de 170 heures de cours par an, sans compter le travail personnel), les examens sont de vrais examens (reconnaissance de 20 à 50 plantes fraîches et sèches, écrits par matière, herbier et mémoire en deuxième année), et on en sort avec une base solide et, surtout, avec une méthode. Les cours sont vraiment poussés, notamment en anatomie-physiologie en 1ère année. Vraiment j’avais l’impression de suivre un diplôme médical tellement l’apprentissage allait loin dans l’enseignement du fonctionnement du corps humain. C’est simple j’ai passé un mois entier à réviser uniquement mes cours de plantes médicinales et mes cours d’anatomie physiologie, 8h par jour. J’ai eu de très bonnes notes, mais vraiment, j’en ai chié !
En deuxième année, c’est la botanique qui nécessite un travail personnel énorme, l’examen de fin d’année étant une dissertation sur une famille botanique parmi 3 familles au choix (parmi environ 35 familles possibles). Et en plus, la notation est franchement dure. Vous imaginez le niveau de boulot qu’il faut pour être capable de passer cet examen ? Hé bien c’est encore pire que ça !
Alors attention, je ne veux pas vous faire peur, ce n’est pas du tout l’objectif, bien au contraire : j’ai adoré cette école et je la recommande les yeux fermés. C’est justement cette exigence et ce niveau très poussé de travail personnel requis qui à mon sens fait tout l’intérêt de cette école, car on en ressort avec des connaissances très avancées et très solides qu’on a dû bosser dur pour avoir, bien plus qu’avec une formation du chemin de la nature ! Mon point est plutôt de vous faire comprendre que si vous avez un objectif professionnel, c’est une école qu’il faut faite, la formation du cueilleur du chemin de la nature ne suffira pas (en revanche elle est un chouette complément car elle est bien plus pédagogique et il y a de très bons documents de synthèse qui m’ont aidée à réviser mes cours de l’école des plantes, tout simplement car ils étaient mieux faits) !
Bref : ce que j’ai aimé : l’exigence, les enseignant.e.s passionnant.e.s et passionné.e.s, le « rendez-vous » qui m’oblige à aller en cours, le groupe (on se serre les coudes et on se fait des amies géniales, car oui il n’y a quasi que des femmes parmi les étudiant.e.s), la possibilité de financement, les sorties botaniques régulières qui sont plus riches qu’on ne l’imagine même à Paris et alentours (c’est d’ailleurs devenu mon métier…) et aussi l’administration qui est très efficace et très carrée (rien à redire quand je vois ce que subit mon conjoint qui est actuellement étudiant à l’École du Breuil en reconversion en tant que paysagiste avec une administration complètement dysfonctionnelle qui pénalise beaucoup les étudiant.e.s, je réalise que l’École des Plantes est un modèle absolu d’organisation et de professionnalisme, alors même que la plupart des personnes de l’administration sont bénévoles).
Ce qu’il faut savoir ? C’est un engagement, un vrai. Un week-end sur deux ou une semaine toutes les six semaines pendant deux ou trois ans, plus les révisions, ça se planifie avec sa famille et son employeur. Et le budget : 2 940 € par cycle en présentiel, stage compris, en septembre 2026.
Comment je l’ai financée, avec un fonds d’assurance formation et en avançant les frais, je le raconte dans mon article sur le financement des formations d’herboristerie.
L’École des Plantes de Bailleul, celle que j’ai abandonnée
J’ai commencé cette formation à mes débuts en herboristerie, et je l’ai arrêtée à cause da la pandémie… sans regrets, parce que j’étais déjà démotivée : les cours ne m’ont pas plu. Ça ne veut pas dire que l’école est mauvaise, ça veut dire qu’elle ne me convenait pas, et je préfère vous le dire tel quel plutôt que de faire semblant. Elle a de vrais atouts : un prix très doux (975 € par an, avec des tarifs réduits), un rythme léger (un dimanche par mois), et un cadre exceptionnel, le Conservatoire botanique national de Bailleul, dans le Nord (mais on n’en profite pas, du moins à mon époque aucun cours ne se passait en extérieur). Si vous habitez à côté et que vous cherchez une initiation sérieuse sans vous engager sur un planning lourd, elle mérite un coup d’œil. Pour un projet professionnel, je ne la mettrais pas au même niveau que les écoles de la FFEH, et j’en dis un peu plus dans mon article sur le CPF.
Et le reste de mon parcours, pour être complète
Je suis aussi étudiante en botanique de terrain, en diplôme universitaire à l’Université d’Amiens (j’ai fini les cours mais pas encore soutenu le mémoire), et j’ai suivi le certificat de biodiversité urbaine de l’École du Breuil, à Paris. Je les cite parce qu’on me pose souvent la question, mais ce ne sont PAS des formations d’herboristerie : la botanique de terrain, c’est identifier et comprendre les plantes dans leur environnement, pas les utiliser (on effleure les molécules actives de certaines espèces, et c’est tout). Le certificat du Breuil, lui, est une formation très bien faite pour son prix (300 et quelques euros l’année quand je l’ai suivi, il faut s’inscrire sur les cours d’adultes de la mairie de Paris), mais elle parle aussi de faune et elle vous prend tous vos samedis hors vacances scolaires. Si votre objectif est l’herboristerie, ce sont des compléments formidables, mais pas des points de départ. Et je n’ai pas trop subi les dysfonctions de l’école du Breuil avec cette formation, j’ai cru comprendre qu’on a une organisation à part du reste de l’école. Le plus pénible reste les grilles d’accès à l’école qui ouvrent après 9h (souvent en retard) alors que les cours sont censés démarrer à 9h, et qu’il faut encore bien marcher 5 minutes pour atteindre la classe. Et après les cours, on ne sait jamais quelle sera la sortie ouverte, j’ai plusieurs fois dû faire le tour du parc de l’école pour essayer de trouver comment sortir, car ça changeait d’une semaine à l’autre sans indications… vraiment ultra pénible. Pour la qualité des cours en revanche : au top ! L’examen de fin d’année est un QCM pas hyper facile, mais on le fait chez soi, donc on peut s’aider de ses cours.
Les écoles que je n’ai pas faites
Là, je change de registre : je ne vous parle plus de l’intérieur, je vous parle de réputation et de ce que les gens m’en ont dit !
L’ELPM, à Lyon : C’est l’école dont j’ai eu les retours les plus enthousiastes, de plusieurs personnes différentes : « excellente », le mot revient à chaque fois. Le parcours Herbaliste sur trois ans existe en présentiel à Dardilly et en ligne, avec dans les deux cas une semaine de stage d’été sur le terrain, et l’école a la franchise d’écrire sur sa page que son certificat n’est ni reconnu par l’État ni inscrit au RNCP. Si j’habitais Lyon, c’est là que j’irais, sans hésiter.
L’École Bretonne d’Herboristerie : Une formation longue sur deux ans en hybride, très orientée sur les usages des plantes aromatiques et médicinales, avec un stage professionnel de 70 heures (je trouve ça super) et neuf regroupements sur place, dans les monts d’Arrée, et une réputation sérieuse dans le milieu. Cette école aborde aussi les algues. Si vous êtes en Bretagne, allez-y, c’est votre école !
L’IMDERPLAM, dans l’Hérault : la plus ancienne école du pays ! Trois ans, avec des regroupements d’été en montagne (Mézenc, Villecomtal, Ancelle, ça fait rêver, non ?), une quatrième année facultative « d’herboristerie clinique », et une progression d’examens qui se termine par un oral individuel devant jury… et c’est aussi la plus chère du tableau. Je n’ai eu aucun retour direct, mais elle fait partie de la FFEH donc j’ai confiance en sa qualité, et je trouve que son ancienneté parle pour elle !
L’Institut Français d’Herboristerie, en Ardèche : Un format à part : deux ans de travail à domicile ponctués d’une session de six jours par an à Chalencon, tout compris. Le certificat s’appelle « attestation de compétence préparatoire au métier d’herboriste », et l’école précise elle-même qu’il n’est pas inscrit au RNCP. Là non plus, aucun retour direct de ma part, désolée ! Mais elle fait partie de la FFEH donc j’ai confiance en la qualité des enseignements.
Et les écoles belges et québécoises ? On m’en parle régulièrement, notamment parce que le Québec a une tradition d’herboristerie très vivante et beaucoup moins brimée d’un point de vue légal. Je ne les connais pas, je ne les ai pas comparées, et je préfère ne rien affirmer plutôt que recopier une brochure.
Si vous avez suivi l’une de ces écoles, votre témoignage en commentaire aidera plus de gens que n’importe quel paragraphe que je pourrais écrire !
Diplômante, reconnue, certifiante : ce que ça veut dire vraiment
Reprenons les mots qu’on lit souvent, parce qu’ils ne veulent pas dire ce qu’on croit.
« Diplômante », en France, ça devrait vouloir dire qu’on obtient un diplôme reconnu par l’État. Pour l’herboristerie, ça n’existe pas, point ! Quand une école parle de « diplôme », c’est un diplôme d’école, c’est-à-dire un certificat qu’elle délivre elle-même. Ça ne le rend pas inutile : le « diplôme » de l’École des Plantes de Paris ou le « certificat d’Herbaliste » de l’ELPM valent quelque chose dans le milieu, précisément parce que ces écoles ont trente ou quarante ans de réputation derrière elles. Mais ce n’est pas un titre, et aucune école ne pourra vous en délivrer un.
« Reconnue par l’État » : aucune formation d’herboristerie ne l’est, aucune ! La seule certification proche qui figure au répertoire national (le RNCP) est le titre de Paysan-herboriste, mais c’est un titre agricole (cueillette, culture, transformation, vente en circuit court), enseigné dans des centres de formation agricole, et pas une formation d’herboriste au sens où vous l’entendez si vous rêvez de comptoir et de tisanes. J’en parle en détail, avec ses conditions et son financement, dans mon article sur l’herboristerie et le CPF.
« Certifiante » : c’est le mot fourre-tout par excellence… Toutes les formations de mon tableau délivrent un certificat, ce qui ne dit rien de leur qualité. Le mot que vous voyez aussi souvent, Qualiopi, est une certification de l’organisme de formation (son fonctionnement administratif et pédagogique), pas de la formation elle-même, et elle ne rend pas une formation éligible au CPF, contrairement à ce qu’on lit un peu partout.
Alors qu’est-ce qui compte, si rien n’est reconnu ? Trois choses, dans cet ordre : l’appartenance de l’école à la FFEH, l’existence de vrais examens (reconnaissance de plantes, écrits et/ou oraux par matière), et le terrain (stages, sorties, plantes fraîches). Si une formation coche les trois, son certificat a de la valeur ; sinon, vous achetez du contenu, ce qui peut être très bien… pour apprendre pour soi. Et dans ce cas, regardez juste les témoignages des personnes qui l’ont déjà suivie !
Financer sa formation d’herboriste
Je vais être brève, parce que j’ai écrit un article entier sur le sujet. En résumé : le CPF ne finance aucune formation d’herboristerie (il faut pour cela un enregistrement au RNCP ou au répertoire spécifique, ce qu’aucune école de la FFEH n’a, et Le Chemin de la Nature l’écrit lui-même sur ses fiches). Les vraies pistes sont les fonds d’assurance formation des indépendants (j’ai financé l’École des Plantes de Paris ainsi, en avançant les frais et en étant remboursée en fin d’année), les OPCO pour les salariés, France Travail dans certains cas, et… le paiement en plusieurs fois, que toutes les écoles proposent. Tout le détail, les plafonds et les pièges sont dans Formation d’herboristerie et CPF : ce qui est vraiment éligible.
Ce que je choisirais aujourd’hui, selon votre profil
Vous voulez apprendre pour vous, pour votre famille, pour cueillir et préparer vos tisanes en connaissance de cause ? La Formation du Cueilleur du Chemin de la Nature, puis, si vous y prenez goût, la formation Herboristerie et phytothérapie du Chemin de la Nature. Pédagogie irréprochable, rythme libre, budget raisonnable pendant les promos à 50%, et vous n’aurez pas à sacrifier un week-end sur deux pendant trois ans. Ajoutez-y des sorties botaniques près de chez vous (ou avec moi si vous êtes à Paris), parce que rien ne remplace la plante dans la main.
Vous avez un projet professionnel (herboristerie, ateliers, production, reconversion) ? Une école de la FFEH, en présentiel si c’est humainement possible, à distance avec regroupements sinon. Laquelle ? Celle qui est près de chez vous, honnêtement : elles ont toutes le tronc commun de la fédération, et la proximité est ce qui vous fera tenir trois ans. À Paris, l’EDPP ; à Lyon, l’ELPM ; en Bretagne, l’EBH ; dans le Sud, l’IMDERPLAM ; loin de tout, l’IFH avec sa semaine par an en Ardèche.
Vous hésitez encore, vous ne savez pas si c’est une passion ou un métier ? Ne signez pas pour trois ans ! Commencez par une formation en ligne, allez à une journée portes ouvertes (l’École des Plantes de Paris en a organisé une en ligne le 1er septembre 2026), faites une saison de sorties botaniques. La réponse viendra d’elle-même, et vous la connaîtrez avant d’avoir dépensé 8 000 €.
Questions fréquentes sur les formations d’herboriste
Quelle formation faut-il pour devenir herboriste ?
Aucune formation n’est obligatoire, puisque le métier d’herboriste n’a plus de statut légal en France depuis 1941. Pour un projet professionnel, la référence dans le milieu est une école membre de la Fédération Française des Écoles d’Herboristerie (École des Plantes de Paris, ELPM à Lyon, École Bretonne d’Herboristerie, IMDERPLAM, Institut Français d’Herboristerie), sur deux ou trois ans. Pour apprendre pour soi, une formation en ligne complète comme celles du Chemin de la Nature suffit.
Combien coûte une formation d’herboriste ?
En septembre 2026, comptez entre 2 000 et 3 000 € par an dans une école de la FFEH, sur deux ou trois ans, soit 4 500 à 8 000 € pour un cursus complet, un peu moins à distance. Une formation en ligne complète coûte entre 700 et 1 200 €, et l’École des Plantes de Bailleul, hors fédération, est à 975 € par an.
Quel est le salaire d’un herboriste ?
Il n’existe pas de statistique officielle récente, et la seule étude sérieuse, réalisée en 2018 pour FranceAgriMer par l’ethnologue Ida Bost, indique que le revenu des personnes à la tête de leur activité d’herboristerie n’excède pas 1 000 € par mois, et que près de 45 % des 103 répondants qui en vivent déclarent le faire avec difficulté. Les salariés en herboristerie y sont décrits comme ne gagnant guère plus que le SMIC. Ce sont des données de 2018, sur un échantillon non représentatif, à lire avec prudence.
Quelle est la différence entre un herboriste et un naturopathe ?
L’herboriste est spécialiste des plantes médicinales : les reconnaître, les cueillir, les préparer, connaître leurs usages et leurs limites. Le naturopathe propose une approche globale de l’hygiène de vie (alimentation, sommeil, activité, gestion du stress) dans laquelle les plantes ne sont qu’un outil parmi d’autres. Les formations sont différentes, et les écoles de naturopathie ne sont pas des écoles d’herboristerie.
Existe-t-il une formation d’herboriste gratuite ?
Non, il n’existe pas de cursus complet gratuit. Il existe des ressources gratuites de qualité pour commencer (les contenus en libre accès du Chemin de la Nature sur Youtube, mes vidéos à moi, les sorties botaniques associatives, les livres de la bibliothèque), et des tarifs réduits dans certaines écoles, comme les 480 € par an pour les étudiants à l’École des Plantes de Bailleul. Méfiez-vous des « formations gratuites » en ligne qui ne sont que des tunnels de vente.
Peut-on devenir herboriste par correspondance ?
Oui, toutes les écoles de la FFEH proposent une version à distance, avec des regroupements sur place (une semaine de stage d’été à l’ELPM, neuf regroupements à l’EBH, deux par an à l’IMDERPLAM, une session de six jours par an à l’IFH). C’est moins cher que le présentiel, mais plus difficile à tenir : dans ma promo, plusieurs personnes venues du distanciel ont basculé en présentiel en deuxième année.
Faut-il un diplôme pour ouvrir une herboristerie ?
Non, aucun diplôme n’est exigé, mais la vente des plantes médicinales est encadrée : seules 148 plantes peuvent être vendues par des non-pharmaciens, pour un usage alimentaire ou condimentaire, et sans allégation de santé. Une formation sérieuse sert précisément à savoir ce qu’on a le droit de vendre et de dire.
Pour finir
Si je devais résumer cet article en une phrase, ce serait celle-ci : dans un secteur qu’aucune autorité ne contrôle, la réputation de l’école est votre seule garantie, et la FFEH est le meilleur repère que nous ayons. Le reste (présentiel ou distance, deux ou trois ans, Paris ou Lyon) dépend de votre vie, pas d’un classement.
Et maintenant, à vous ! Vous avez suivi une de ces formations, ou une autre que je ne connais pas (au Québec, en Belgique, ailleurs) ? Racontez-la en commentaire : ce que vous en avez pensé, ce que vous referiez, ce que vous auriez aimé savoir avant. C’est exactement ce qui manquait dans les résultats de recherche quand j’ai commencé, alors construisons-le ensemble.
Mes sources
Fédération Française des Écoles d’Herboristerie, les écoles et enseignements, consulté en septembre 2026.
École des Plantes de Paris, formation Plantes et Santé et tarifs 2026-2027.
École Lyonnaise de Plantes Médicinales, parcours Herbaliste Lyon-Dardilly et parcours Herbaliste en ligne.
École Bretonne d’Herboristerie, formation longue.
IMDERPLAM, formation herboristerie, plantes médicinales et médecines naturelles.
Institut Français d’Herboristerie, inscription à la formation en deux ans.
École des Plantes de Bailleul, inscription et tarifs.
Sénat, rapport d’information n° 727 (2017-2018) de Joël Labbé, Les plantes médicinales et l’herboristerie : à la croisée de savoirs ancestraux et d’enjeux d’avenir, 25 septembre 2018.
FranceAgriMer, Ida Bost, Les métiers de l’herboristerie. De la littérature scientifique aux réalités économiques, décembre 2018.
France compétences, fiche RNCP37980 Paysan-herboriste.